Chine : la voiture thermique bientôt interdite ?

il y a 4 mois, 3 semaines - 6 Septembre 2022, Auto Moto
Chine : la voiture thermique bientôt interdite ?
Zhu Huarong, patron de Changan, estime que le marché et les constructeurs sont mûrs pour une interdiction progressive des voitures thermiques en Chine.

La Chine va-t-elle interdire bientôt les voitures électriques ? Le patron de la firme Changan aimerait bien que cela soit le cas. À l’occasion du congrès mondial des véhicules à énergies nouvelles, Zhu Huarong, patron du puissant groupe industriel, a lancé le sujet sur la table. Il estime en effet que le marché et les constructeurs sont mûrs pour la mise en place d’un calendrier. Ceci afin d’aboutir progressivement à un bannissement des voitures thermiques.

Une déclaration éminemment politique. En effet, Changan appartient à… l’Etat ! Plus particulièrement à l’armée. Ce groupe industriel pèse également lourd dans l’empire du Milieu. S’il est le plus petit des grands groupes étatiques, il rencontre toutefois le succès. Il est également en partenariat avec Ford et Mazda.

Difficile d’imaginer que ces déclarations, dans ce contexte d’un événement à Pékin, place mondiale, lors d’un congrès international, soient anodines. De même, les autorités officielles ont sans doute vérifié, validé et orchestré tous ces mots. Comme un prélude avant d’annonces officielles dans les semaines ou mois à venir ?

Quelle place pour la voiture électrique en Chine ?
Ce qui justifierait aussi les lancements annoncés récemment par Changan. Le groupe a l’intention de refaire son retard sur ses concurrents. Pour cela, il se base sur les segments les plus porteurs et les plus rémunérateurs du marché.

D’autant que la Chine est le premier marché du véhicule électrique. Les ventes de ces voitures représentent 20% du marché. Le volume attendu est de plus de cinq millions d’unités, cette année.

Enfin, le pays a la mainmise sur une immense partie des terres rares, qu’elles soient sur son territoire ou non. De quoi lui donner un sérieux avantage, que craignent les constructeurs européens notamment, forcés de passer au tout-électrique d’ici à 2035.