
Dans un communiqué publié ce jeudi, la State Trading Organization (STO), maison mère de la compagnie publique Fuel Supplies Maldives (FSM), a annoncé une révision à la hausse des tarifs. Le prix de l’essence est ainsi passé de 13,50 rufiyaa à 16,01 rufiyaa le litre, soit une augmentation de 18 %.
Le diesel, quant à lui, enregistre la hausse la plus marquée : son prix grimpe de 13,92 rufiyaa à 17,54 rufiyaa le litre, ce qui représente une augmentation de 26 %.
Selon les autorités maldiviennes, il s’agit de la plus forte hausse des prix du carburant enregistrée ces dernières années dans l’archipel.
Cette décision intervient dans un contexte de perturbations majeures du marché mondial de l’énergie. Le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, passage stratégique situé entre l’Iran et Oman par lequel transite habituellement près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, est quasiment à l’arrêt depuis samedi.
La situation fait suite à une intensification des hostilités impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, dont le conflit est entré dans sa sixième journée. En représailles, Téhéran a mené des frappes visant des infrastructures énergétiques dans plusieurs pays voisins.
Ces attaques ont notamment entraîné la suspension de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar ainsi que la fermeture de la plus grande raffinerie de pétrole d’Arabie saoudite.
Par ailleurs, au moins quatre pétroliers ont été pris pour cible dans ou à proximité du détroit d’Hormuz, poussant plusieurs compagnies d’assurance maritime et affréteurs à suspendre leurs opérations dans le Golfe.
La fermeture de cette voie maritime cruciale a provoqué une envolée des prix du pétrole et du gaz. Le baril de Brent a dépassé les 84 dollars, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2024.
Dans le même temps, les marchés boursiers ont reculé, notamment en Asie, les investisseurs redoutant un choc économique mondial si la crise devait se prolonger.