
18 326 véhicules ont été immatriculés entre janvier et juillet 2026, contre 27 526 sur la même période en 2025, soit 9 200 véhicules de moins.
Les données de la National Land Transport Authority (NLTA) montrent que le recul touche aussi bien les véhicules neufs que ceux d’occasion. Les immatriculations de véhicules neufs sont passées de 19 166 à 13 160, une baisse de 31,3 %. Du côté des véhicules d’occasion, le recul est encore plus marqué, avec 5 166 immatriculations contre 8 360 un an plus tôt, soit une diminution de 38,2 %.
La tendance se confirme mois après mois. En janvier, 2 710 véhicules avaient été immatriculés, contre 3 531 en janvier 2025. En février, le nombre est passé de 2 949 à 2 465. Mars a enregistré 2 434 immatriculations contre 3 543 l’année précédente.
En avril, 2 795 véhicules ont été immatriculés, contre 3 223 en 2025. La baisse s’est poursuivie en mai, avec 2 558 immatriculations contre 3 895. Juin, qui avait été le mois le plus important de 2025 avec 6 926 immatriculations, n’en compte que 2 642 cette année.
En juillet, le marché reste également en retrait, avec 2 722 véhicules immatriculés, contre 3 459 au même mois en 2025.
La contraction intervient dans un contexte marqué par la hausse du coût des véhicules et une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages. Les mesures budgétaires adoptées l’an dernier sont également citées parmi les facteurs susceptibles d’avoir affecté le marché.
Le recul est particulièrement visible sur le segment de l’occasion. Avec plus de 3 000 immatriculations de moins sur sept mois, ce marché affiche une baisse proportionnellement supérieure à celle des véhicules neufs.
Au total, le marché a donc perdu près d’un tiers de son volume par rapport aux sept premiers mois de 2025. Si cette tendance se poursuit au cours des prochains mois, 2026 pourrait marquer une année particulièrement difficile pour le secteur automobile, après une période où les immatriculations avaient atteint des niveaux nettement plus élevés.
La question sera désormais de savoir si cette baisse traduit principalement un ralentissement temporaire de la demande ou un changement plus durable dans les capacités d’achat et les habitudes des consommateurs.