
Le Ministère du Commerce a dépêché ses techniciens sur le terrain pour vérifier la situation. Selon une source au ministère, le panic buying lié au conflit au Proche orient a bouleversé le planning des stations et des compagnies de distribution. De ce fait, certaines se retrouvent à sec plus vite que prévu et plusieurs ont demandé à être réalimentées. Elles devront néanmoins patienter encore quelques jours avant la prochaine livraison.
À la suite d’une déclaration faite dimanche par le Premier ministre, Navin Ramgoolam au sujet des répercussions possibles de la guerre en Iran, de nombreux automobilistes se sont rués vers les stations-services à travers l’île, redoutant une hausse imminente du prix du carburant.
Selon la gérante d’une station-service, interrogée hier à Ébène, les files d’attente se sont allongées dès les premières heures. Certains clients remplissant plusieurs jerrycans par crainte d’une pénurie, illustrant un phénomène de « panic buying » alimenté par l’incertitude et les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.
Malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient, les prix des carburants à Maurice demeurent inchangés. C’est ce qu’a annoncé le ministre du Commerce, Michael Sik Yuen, lors d’un point de presse tenu lundi après-midi.
Se voulant rassurant, le ministre du Commerce, Michael Sik Yuen, a affirmé qu’il n’y a pas lieu de céder à la panique ni de se précipiter vers les stations-service.
Michael Sik Yuen a précisé que les stocks actuels d’essence couvrent les besoins du pays jusqu’au 4 avril, tandis que ceux du diesel sont suffisants jusqu’au 6 avril. Il a également annoncé qu’un nouvel arrivage de carburants est attendu le 18 mars, ce qui devrait renforcer davantage l’approvisionnement.
Alors que plusieurs pays enregistrent déjà une hausse des prix à la pompe, le ministre Sik Yuen a confirmé que les tarifs en vigueur à Maurice restent, pour l’heure, inchangés.