Un appel à prendre, un message à lire ou une simple notification peuvent suffire à détourner l’attention du conducteur.
Face à cette réalité, le gouvernement durcit le ton… À partir du 10 juin 2026, l’usage d’un téléphone portable ou d’un microphone en conduisant sera plus sévèrement sanctionné dans le cadre du permis à points. Le barème passera de 3 à 6 points à une fourchette de 5 à 10 points, en plus d’une amende pouvant atteindre 3 000 roupies.
En vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le permis à points montre toutefois que les mentalités n’ont pas encore changé. Déjà 9 000 contraventions ont été enregistrées par la Road Traffic Branch depuis janvier. Et à fin mai 2026, Maurice déplorait déjà 59 décès sur ses routes.
Si la mesure cible les conducteurs qui tiennent leur téléphone en main au volant, la question se pose aussi pour les dispositifs mains libres et les écrans intégrés. Car parler en conduisant, même sans toucher son téléphone, ne risque-t-il pas de détourner l’attention de la route ?
Pamela, une conductrice, évoque un manque de concentration.
Introduit en début d’année, le permis à points se renforce. Barlen Munisami, expert en sécurité routière, nous explique ce nouveau dispositif.
Quant au dispositif mains libres pour les appels téléphoniques en conduisant, la Road Traffic Act prévoit, pour l’heure, une amende de Rs 3 000, rappelle-t-il.
« Peu importe le nombre de points qui seront imposés, les accidents continueront », déplore Ridwaan, chauffeur de taxi.
Salim, un piéton, salue pour sa part cette initiative.
Appel en mains libres ou téléphone à la main au volant : chaque seconde d’inattention peut avoir des conséquences bien plus lourdes que simplement perdre jusqu’à 10 points sur son permis.
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