
Le problème ne se limite pas aux zones rurales ou reculées : même dans les villes, les retards sont fréquents, affectant la vie quotidienne de milliers de Mauriciens.
Ces dysfonctionnements ont des conséquences concrètes et parfois graves. Certains usagers rapportent avoir subi des sanctions professionnelles, voire perdu leur emploi, en raison de retards répétés liés aux transports publics.
À Chamarel, une résidente déplore que les retards des bus durent depuis de nombreuses années, entraînant des sanctions au travail et empêchant parfois les enfants d’aller à l’école à temps.
À Petite-Julie, Sandrine souligne que les bus, souvent pleins et insuffisants, ne passent pas près de la NHDC, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour rejoindre l’arrêt le plus proche.
Dans la Cité Atlee, Léticia explique qu’après le travail, les bus s’arrêtent trop tôt, et que les habitants doivent souvent recourir au taxi-train, devenu inaccessible en fin de soirée, compliquant leur retour quotidien.
À Tyack, une habitante raconte que les bus passent tous en même temps le matin, et que des pannes fréquentes provoquent des retards réguliers pour les passagers.
Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, reconnaît que ce problème touche toute l’île. Il explique toutefois que le nombre d’inspecteurs reste insuffisant par rapport au parc de bus, et rappelle qu’il a lancé un appel d’offres pour équiper les bus de GPS, afin d’améliorer le contrôle et de réduire les retards.
Nouvelles connexes