
Face à l’instabilité internationale et à la hausse continue des coûts de fret, le ministre a prévenu qu’une nouvelle majoration des prix est imminente à la pompe.
Si le Petroleum Pricing Committee (PPC) venait à se réunir dans les jours à venir, le mécanisme actuel appliquerait le plafond d’augmentation de 10 %. Concrètement, selon les chiffres détaillés par le ministre, l’essence connaîtrait une hausse de 9,94 %, faisant grimper le litre de Rs 70,65 à Rs 77,70 (soit une augmentation de Rs 7,05). Le diesel, quant à lui, atteindrait le plafond réglementaire avec une hausse de 10 %, passant de Rs 71,25 à Rs 78,35 le litre (soit Rs 7,10 de plus).
Cette augmentation anticipée du diesel aura un impact direct sur les compagnies de transport public. Le gasoil représentant la charge opérationnelle la plus lourde pour la flotte d’autobus et les opérateurs individuels, une telle envolée risque d’asphyxier financièrement le secteur du transport collectif. Si le prix du diesel franchit le seuil des Rs 78 le litre, la pression sera immédiate sur les opérateurs pour réclamer une révision à la hausse du prix du ticket de bus, à moins que l’État n’injecte de nouvelles compensations ciblées. Une augmentation du tarif des bus toucherait de plein fouet les usagers au quotidien, créant un effet domino inévitable sur le pouvoir d’achat des ménages.
Outre les facteurs mondiaux, Michaël Sik Yuen a également rappelé la vulnérabilité du Price Stabilisation Account (PSA), dont le déficit s’élève aujourd’hui à Rs 3,32 milliards. Le gouvernement se retrouve ainsi face à une équation économique particulièrement complexe pour maintenir l’équilibre financier sans trop impacter les consommateurs.
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