
Son dernier modèle a été dévoilé оeudi à l’hôtel Hennessy Park, à l’occasion du lancement du projet Helios, en présence du ministre des Transports, Osman Mahomed.
Une station de recharge est déjà disponible à Rose-Hill, tandis qu’une autre est prévue à Richelieu. La compagnie recherche également un terrain pour développer une ferme solaire.
Le ministre des Transports a réitéré l’engagement du gouvernement d’accorder une subvention de 40 % pour l’achat de chaque autobus électrique.
Bien qu’Osman Mahomed salue l’initiative, il déplore le faible recours des opérateurs aux dispositifs d’aide disponibles.
Rose Hill Transport (RHT) prévoit de mettre sur les routes 20 autobus électriques au cours des cinq prochaines années dans le cadre du projet Helios, lancé jeudi après-midi en présence du ministre du Transport, Osman Mahomed. Ce projet prévoit également le développement d’une capacité de production solaire de 5,5 mégawatts répartie sur trois sites. Selon Osman Mahomed, l’investissement total pour cette composante est estimé à Rs 1,7 milliard. Mais au-delà de l’annonce d’une flotte plus « verte », la question du coût et de la rentabilité du projet reste entière.
Les Rs 1,7 milliard annoncées représentent un investissement important pour une transition qui, dans un premier temps, ne concernera que 20 autobus sur cinq ans. Aucun détail public n’a encore été donné sur le délai nécessaire pour récupérer cet investissement grâce aux économies réalisées sur le carburant et l’énergie, ni sur les coûts liés à l’entretien, aux batteries et à l’installation des infrastructures de recharge.
Une simple comparaison permet toutefois de mesurer l’ampleur de la question. Si l’investissement solaire devait être récupéré uniquement grâce aux économies réalisées sur le diesel, il faudrait connaître précisément la consommation actuelle des autobus concernés, leur kilométrage quotidien, le coût de l’électricité nécessaire à leur recharge et les dépenses de maintenance des deux types de véhicules. Sans ces données, il est impossible d’affirmer que le projet sera rapidement rentable.
Le calendrier de transition mérite également d’être regardé. RHT a déjà mis en circulation deux bus 100% électriques en juin 2019. En juin 2024, cinq ans plus tard, on dénombre seulement deux bus électriques de RHT parmi les trois bus électriques opérant sur le territoire national.
Plusieurs années après les premières expériences, le projet Helios prévoit donc encore une transition limitée : 20 autobus électriques sur cinq ans, tandis qu’une grande partie de la flotte continuera de fonctionner au diesel.
Le gouvernement tente d’accélérer le mouvement avec une subvention de Rs 3,5 millions pour chaque autobus électrique acheté et enregistré. L’enveloppe du Bus Modernisation Scheme a également été portée de Rs 100 millions à Rs 150 millions.
Mais là encore, la question est celle du coût pour les finances publiques et du résultat obtenu en retour. Combien de bus ces subventions permettront-elles réellement de remplacer ? Et à quel rythme les opérateurs privés pourront-ils abandonner le diesel ?
Le projet Helios soulève aussi la question de la durée de vie des équipements. Les autobus électriques, leurs batteries, les bornes de recharge et les installations solaires nécessitent tous des investissements et un entretien sur le long terme. La rentabilité réelle dépendra donc non seulement des économies de carburant, mais aussi de la durée de vie et du coût de remplacement de ces équipements.
Pour les passagers, l’électrification ne constitue pas à elle seule une amélioration du service. Le véritable résultat devra se mesurer sur la fréquence, la ponctualité, la fiabilité et le coût du transport.
Le projet Helios pose ainsi une question qui dépasse la seule transition énergétique : combien cette transformation coûtera-t-elle réellement, combien permettra-t-elle d’économiser et dans combien d’années l’investissement pourra-t-il être amorti ?