
Maurice doit-elle repenser son modèle de développement afin de réduire la pression sur Port-Louis et Ébène, tout en favorisant une meilleure répartition des emplois, des services et des activités économiques à travers le territoire ?
Pour plusieurs observateurs, le développement de nouveaux pôles économiques comme Ébène, Moka, Côte d’Or ou encore Trianon n’a pas suffi à résoudre les difficultés liées aux déplacements quotidiens et à la concentration des activités dans certaines régions stratégiques du pays.
L’urbaniste et chercheur Zaheer Allam estime que les infrastructures actuelles ne sont plus adaptées à l’évolution démographique et aux nouveaux besoins du pays. Selon lui, la décentralisation permettrait de rapprocher les services et les emplois des citoyens tout en réduisant la pression exercée sur les réseaux routiers.
De son côté, l’économiste Manisha Dookhony rappelle que des pôles de développement comme Ébène, Moka, Côte d’Or et Trianon ont émergé au fil des années. Toutefois, malgré l’essor de ces nouveaux centres d’activités économiques, Port-Louis continue de subir une forte pression.
Manisha Dookhony estime également que le développement régional doit désormais s’accompagner d’une meilleure connectivité entre les différentes zones du pays. Elle cite notamment l’exemple de Montagne-Longue et d’Ébène, deux régions relativement proches géographiquement mais qui demeurent insuffisamment reliées par les transports publics.
Pour les spécialistes, la décentralisation ne consiste pas uniquement à créer de nouveaux pôles économiques, mais également à garantir une meilleure connectivité entre les régions afin de faciliter l’accès aux emplois, aux services et aux infrastructures à travers l’ensemble du territoire.
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