
Si l’Office malgache des hydrocarbures promet un retour à la normale grâce à des stocks stratégiques, la tension reste vive dans la capitale.
Il est 17 heures à Analakely, quartier central d’Antananarivo. Sous un soleil qui décline, des centaines de taxis et de motos attendent, moteurs éteints, à la station essence. En cause : le navire Advantage Passion, bloqué cinq jours au port d’Oman par les tensions régionales. Ce contretemps prive ce taxi-moto de son gagne-pain.
« Il y a beaucoup d’impact pour notre travail. On n’a pas d’essence pour rejoindre les clients plus loin, c’est devenu très dur pour nous », déplore-t-il.
Même épuisement de l’autre côté de la pompe. Le personnel enchaîne les doubles services pour tenter de discipliner des clients à bout de nerfs. Une situation devenue insupportable, dénonce Tokine, pompiste. « J’ai commencé à 5h du matin et je finis à 21h sans même avoir de repos. Il y a de plus en plus de monde, je ne comprends pas vraiment où est le problème. »
Madagascar importe 100% de ses besoins en produits pétroliers raffinés. Avec une consommation nationale qui frôle désormais un million de mètres cubes par an, le moindre blocage sur les routes maritimes grippe l’économie.
Related News