
La séquence montre un automobiliste qui immobilise son véhicule en plein milieu des voies pour agresser le chauffeur d’un 4×4, avant d’effectuer une manœuvre dangereuse à contre-sens et de quitter les lieux.
Cette publication a généré des centaines de réactions, les internautes dénonçant non seulement la violence de la scène, mais surtout la passivité apparente des forces de l’ordre présentes sur place.
Les internautes n’ont pas manqué d’imagination pour faire entendre leur voix et exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient d’inaction policière. Certains qualifient l’attitude des agents de « Mannequin », tandis qu’un autre, A.B., évoque une « Komiko police tropical » — autant de qualificatifs qui traduisent un sentiment d’impunité et de laisser-aller au sein des forces de l’ordre du pays. Face au comportement des policiers qui ont laissé repartir l’agresseur sans l’interpeller, plusieurs déclarent avec amertume que la loi ne s’applique pas de la même manière pour tout le monde.
« B sa bane policier la bizin sanze metier sa. Mo pas dakor faire zotte la paye », s’insurge K.R. dans les commentaires. Un autre internaute, R.A., a quant à lui réagi en ces termes : « Pays in fini… No one is safe? », faisant référence au manque de fermeté de la police face à un flagrant délit d’agression en pleine rue, qui ne rassure aucunement la population.
Face à l’ampleur prise par la polémique, la Mauritius Police Force (MPF) a publié ce lundi 8 juin 2026 un communiqué officiel à travers son Police Press & Public Relations Office. La MPF y indique avoir « pris connaissance des images circulant actuellement sur les réseaux sociaux montrant une altercation survenue sur la voie publique en présence de policiers ». Selon les informations établies à ce stade, « l’incident s’est produit dans la nuit du samedi 6 juin 2026 au dimanche 7 juin 2026 sur l’autoroute de Roche Bois ».
Le communiqué apporte un éclairage nouveau sur les suites immédiates de l’altercation :
« À la suite des faits, la personne présentée comme victime sur les images a été escortée par la Police vers le poste de police le plus proche afin qu’une plainte formelle puisse être enregistrée. Celle-ci avait alors choisi de ne pas donner suite à cette démarche. » La police confirme toutefois qu’une plainte formelle a finalement été déposée ce 8 juin par la victime présumée, et qu’elle fait actuellement l’objet des investigations requises.
La MPF précise par ailleurs que, indépendamment de cette plainte, « la Police avait déjà initié une enquête en relation à cet incident, avec des infractions potentielles ayant été signalées ». Et de poursuivre : « Les circonstances exactes des faits font actuellement l’objet de vérifications alors que l’identification du suspect principal a été établie. »
Sur le point le plus sensible — l’attitude des officiers présents sur place —, la police annonce avoir engagé des procédures administratives internes : « afin d’examiner les conditions d’intervention des officiers présents sur les lieux et de déterminer si les actions entreprises étaient conformes aux obligations professionnelles et aux procédures opérationnelles en vigueur. »
La MPF se dit « consciente des interrogations soulevées par les images diffusées » et tient à assurer le public que « toute situation impliquant la sécurité des citoyens ainsi que le comportement de ses officiers fait l’objet d’un examen rigoureux et impartial ».
Le communiqué conclut sur une note adressée directement à la population : « La confiance du public demeure essentielle à l’accomplissement de la mission de la Police. Toute situation susceptible de compromettre cette confiance est traitée avec le sérieux requis. » La MPF a indiqué que « les enquêtes et vérifications se poursuivent » et que « d’autres informations seront communiquées lorsque les éléments nécessaires auront été établis ».
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