
La firme Logidis, initiatrice de l’application, affirme opérer en toute légalité selon le Road Traffic Act de 1962.
Depuis son lancement, la plateforme « Taxi by Alalila » suscite des contestations de la part des chauffeurs de taxi d’hôtel, de l’aéroport et du port. 243 chauffeurs de taxi, opérant dans ces zones stratégiques, ont saisi la Cour suprême pour demander une injonction contre la plateforme digitale, en vertu des dispositions du Road Traffic Act de 1962 relatives aux opérations des taxis.
Les plaignants craignent que l’utilisation de cette application permette aux chauffeurs de contourner les restrictions géographiques imposées aux taxis traditionnels, créant ainsi une concurrence jugée inéquitable et déloyale. Or, Logidis, opérateur de l’application, affirme clairement que son service en ligne respecte les dispositions légales. Ce qui se faisait autrefois par téléphone fixe s’effectue désormais via une application. L’entreprise ajoute que la loi autorise les taxis à opérer dans leur région. Les trajets préréservés via une application numérique s’inscrivent dans ce cadre.
En parallèle, le gouvernement a initié des consultations à travers un comité interministériel afin d’examiner les doléances exprimées.
Un nouvel épisode dans le bras de fer opposant des chauffeurs de taxi aux plateformes de transport. Le dossier impliquant Vengidasamy Naick et 242 chauffeurs de taxi licenciés, opposés à Logidis Ltd opérateur de la plateforme Ala-lila Taxi ainsi qu’à la National Land Transport Authority (NLTA), a été examiné ce lundi 27 avril 2026 devant le juge Azam Neerooa. Au cœur de cette contestation : la légalité des opérations des plateformes de réservation de taxis et leurs impacts sur les chauffeurs traditionnels.
Vengidasamy Naick Ganeshen, président de la Northern Hotel Taxi Owners Union et représentant des chauffeurs dans cette affaire, lance un appel aux autorités. Selon lui, le cadre actuel crée une situation qu’il juge inéquitable pour les chauffeurs de taxi licenciés. Il estime que certaines pratiques liées aux plateformes ne respecteraient pas les règles en vigueur et appelle à une meilleure régulation du secteur.
L’affaire opposant un groupe de 243 chauffeurs de taxi à la National Land Transport Authority (NLTA) et à la société Logidis a été appelée en Cour suprême ce lundi 27 avril, devant le juge Azam Neerooa. Cette action judiciaire intervient dans un contexte de mécontentement croissant parmi les taximen, un mois après le lancement de la plateforme « Taxi by Alalila powered by Uber ».
À l’issue de l’audience, l’avoué Kaviraj Bokhoree, représentant des plaignants, a souligné que cette affaire dépasse le cadre des 243 contestataires et concerne, selon lui, quelque 7 803 chauffeurs de taxi à Maurice ainsi que leurs familles. L’affaire a été renvoyée au 6 mai, afin de permettre à la NLTA et à la société Logidis de soumettre leurs affidavits. Me Bokhoree affirme par ailleurs qu’une correspondance de la NLTA indiquerait que l’opération « Alalila by Uber » ne serait pas légale, faute d’autorisation préalable.
L’avoué lance ainsi un appel au ministre du Transport, Osman Mahomed, pour qu’il clarifie la situation. Il demande également que la NLTA émette une circulaire afin de suspendre les opérations de la plateforme jusqu’à ce qu’une décision soit rendue par la Cour suprême.
De son côté, Me Arun Binda rappelle que tout chauffeur de taxi doit détenir une licence délivrée par la NLTA et être rattaché à une base d’opération. Selon lui, les taximen ne peuvent exercer en dehors de ce cadre légal. L’avocat souligne également que, par le passé, la NLTA avait déjà empêché des chauffeurs utilisant des plateformes en ligne d’opérer, estimant que ces outils modifiaient leur base d’opération.
Sollicité pour une réaction, le ministre Osman Mahomed a indiqué qu’il abordera la question au Parlement ce mardi. Le député Franco Quirin a en effet adressé une question parlementaire à ce sujet, demandant notamment si la NLTA a reçu des représentations de la part d’opérateurs de taxi concernant la plateforme Alalila, si une autorisation a été sollicitée et obtenue, et quelles sont les mesures prévues en cas de non-conformité.
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