Téléphone au volant : Des pénalités jusqu’à 10 points bientôt imposées

9 hours ago - 12 May 2026, ION NEWS
Téléphone au volant : Des pénalités jusqu’à 10 points bientôt imposées
Le gouvernement veut durcir le ton contre les automobilistes utilisant leur téléphone portable au volant.

Réuni vendredi 8 mai, le Conseil des ministres a donné son accord au ministère du Transport pour modifier le Road Traffic Act afin d’augmenter le nombre de points de pénalité infligés pour ce type d’infraction.

Le barème actuel de 3 à 6 points passerait ainsi à une fourchette de 5 à 10 points pour les conducteurs surpris en train d’utiliser un téléphone ou un microphone tenu à la main pendant la conduite.

Cette décision intervient alors que les autorités constatent que de nombreux usagers continuent d’adopter des comportements à risque sur les routes, notamment l’envoi de messages et la manipulation du téléphone en conduisant, malgré l’entrée en vigueur du Penalty Points System le 31 janvier 2026.

Selon une première évaluation menée par le Traffic Management and Road Safety Unit sur la période de janvier 2025 à avril 2026, les indicateurs de sécurité routière montrent une certaine stabilisation depuis l’introduction du système. Les autorités évoquent également une diminution de certains cas de décès sur les routes, attribuée au renforcement des contrôles et à l’application plus stricte des sanctions.

Le gouvernement estime néanmoins que des mesures plus sévères sont nécessaires afin de freiner les comportements dangereux et encourager une conduite plus responsable. Le Traffic Management and Road Safety Unit et la police procéderont désormais à des évaluations trimestrielles du système de points de pénalité afin de mesurer son efficacité sur la sécurité routière.

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Le gouvernement serre la vis contre l’utilisation du téléphone portable au volant. Le Conseil des ministres a approuvé vendredi la démarche du ministère du Transport terrestre visant à modifier la Road Traffic Act afin d’augmenter sensiblement le nombre de points attribués aux conducteurs surpris en train d’utiliser un téléphone portable ou un microphone tenu à la main en conduisant.

Concrètement, l’infraction passera désormais d’une fourchette de 3 à 6 points à une sanction beaucoup plus sévère allant de 5 à 10 points. Une décision qui traduit clairement la volonté des autorités de frapper plus fort contre un comportement devenu l’un des principaux fléaux sur les routes mauriciennes.

Cette annonce va d’ailleurs dans le sens de ce que Week-End évoquait déjà la semaine dernière en analysant les mesures appliquées à La Réunion, où certaines infractions liées au téléphone au volant peuvent entraîner un retrait immédiat du permis de conduire. La comparaison régionale illustre à quel point l’usage du portable au volant est aujourd’hui considéré comme un facteur majeur d’accidents graves et mortels.

Les chiffres préliminaires analysés par la Traffic Management and Road Safety Unit  montrent certes une stabilisation de plusieurs indicateurs de sécurité routière depuis l’introduction du permis à points le 31 janvier 2026. Dans certains cas, une baisse des décès est même observée. Mais les autorités constatent parallèlement que les comportements à risque persistent fortement, notamment l’envoi de SMS, la consultation du téléphone ou encore sa manipulation manuelle pendant la conduite.

Le durcissement annoncé apparaît donc comme une initiative logique et nécessaire du ministre et du gouvernement. Car malgré les campagnes de prévention menées depuis plusieurs années, beaucoup d’automobilistes continuent à sous-estimer le danger du téléphone au volant. Quelques secondes d’inattention suffisent pourtant pour provoquer un drame.

Mais au-delà du texte de loi, tout dépendra désormais de l’application réelle sur le terrain. La crédibilité du système passera inévitablement par une présence policière visible, des contrôles réguliers et une véritable rigueur dans les sanctions. Sans vigilance constante, le risque existe que la mesure perde rapidement son effet dissuasif.

L’autre enjeu sera celui de la pédagogie. Une vaste campagne d’explication et de sensibilisation devra accompagner ce durcissement afin que les automobilistes comprennent qu’il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle sanction administrative, mais bien d’une question de sécurité publique. Le gouvernement semble d’ailleurs vouloir aller dans cette direction avec les activités prévues dans le cadre de la Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations unies et les opérations conjointes annoncées entre la police et la Traffic Management and Road Safety Unit.

Car au final, derrière chaque statistique routière, il y a surtout des vies humaines qui peuvent être sauvées.