Vols de motos à Quatre-Bornes : deux ans de prison au récidiviste

3 years, 1 month ago - 27 December 2019, Défi Media Group
Vols de motos à Quatre-Bornes : deux ans de prison au récidiviste
Un homme de 27 ans a écopé deux ans de prison en cour intermédiaire pour vol de motos à Quatre-Bornes. Ses trois complices ont été condamnés à 18 mois de prison pour avoir pris possession des motos volées.

La sentence infligée à deux des trois acolytes a été mise en suspens en attendant un rapport social pour déterminer s'ils sont aptes à effectuer des travaux communautaires.

Ce Quatrebornais de 27 ans est passé à l'attaque en sept occasions et a, au total, volé six motos. À sa 7e tentative, il n'avait pu forcer le verrou. Les délits remontent à décembre 2018 et janvier 2019. Le jeune homme a plaidé coupable aux accusations retenues contre lui. Il a été condamné à deux ans de prison devant la cour intermédiaire.

Dans son verdict, la magistrate Adeelah Hamuth a fait ressortir que le voleur de motos a été déjà fiché pour des délits similaires. La cour a noté que l'accusé a tendance à commettre des vols avec circonstances aggravantes et que ses multiples condamnations ne l'ont nullement encouragé à faire amende honorable. Bien au contraire. Il a commis ses vols alors qu'il était sous surveillance policière.

La cour a aussi pris en compte que l'accusé n'avait pas d'emploi au moment des faits et qu'il était accro à la drogue. Le jeune homme a exprimé des remords et a expliqué qu'il volait pour pouvoir se payer ses doses de drogue. Il a aussi réclamé la clémence de la cour.

Mode opératoire précis

Par ailleurs, la magistrate Hamuth a soutenu que l'accusé avait bien planifié ses coups. Dans ses dépositions, il a relaté avec moult détails son mode opératoire. Il dira qu'il fait d'abord du repérage avant de passer à l'acte. Une fois une moto dans son collimateur, il attend le moment propice pour commettre son forfait. Le voleur explique qu'il a déjà volé une moto dans une aire de stationnement souterrain. Il dira s'être assuré au préalable que le bâtiment n'était pas équipé de caméras de surveillance.

Aussi, il se débarrasse des motos volées dans les heures suivant le délit. Il prend aussi la peine de dissimuler les deux-roues dans des endroits retirés ou sur des terrains en friche pour qu'aucun acheteur potentiel ne soit pris en flagrant délit de possession de moto volée. Il enlevait aussi les plaques d'immatriculation.

Sur les bancs des accusés, il y avait aussi trois autres accusés (un maçon et deux sans-emploi). Ils sont accusés d'avoir pris possession des motocyclettes volées et ont été condamnés à 18 mois de prison chacun. Toutefois, la sanction infligée aux deux chômeurs a été suspendue en attendant une enquête sociale pour établir s'ils peuvent effectuer des travaux communautaires. Ils devront être de retour en cour le 28 janvier 2020.