
Après l’adoption du Road Traffic (Amendment) Bill au Parlement, il souligne notamment la facilité d’accès au document en cas de perte ou de détérioration du permis physique. Selon lui, le système numérique pourrait éviter certaines démarches et déplacements pour obtenir un nouveau document.
Il estime ainsi que cette technologie permettra aux conducteurs d’avoir leur permis plus facilement à disposition, notamment à travers leur téléphone portable.
Mais cette transition comporte aussi des limites. « Il y a quelques petits désavantages », prévient Barlen Munisami.
Il cite notamment la dépendance au smartphone, les problèmes de batterie ainsi que les difficultés que pourraient rencontrer les personnes peu à l’aise avec la technologie.
L’ex-sergent de police attire également l’attention sur la protection des informations personnelles hébergées sur une plateforme numérique. À cela s’ajoute le risque de problèmes techniques ou de serveur pouvant empêcher temporairement l’accès au permis.
Le ministre du Transport, Osman Mahomed, reconnaît les limites actuelles de l’application KOREK et affirme que des investissements additionnels seront nécessaires afin d’en améliorer la performance et l’accessibilité.
De nombreux usagers rencontrent en effet des difficultés pour accéder à leur permis de conduire numérique via KOREK et MauPass. Dans un communiqué publié ce matin, le ministère des TIC précise toutefois que la mise en œuvre de ce service nécessitait, au préalable, un encadrement légal approprié.
Le Road Traffic (Amendment) Bill, adopté hier, établit la base juridique indispensable à l’introduction du permis numérique. Le déploiement technique pourra désormais débuter, avec une disponibilité annoncée sur KOREK dès l’entrée en vigueur de la législation.