L’Union of Bus Industries Workers qualifie l’incident d’inquiétant et demande des réformes globales pour mieux protéger les employés.
Selon Alain Kistnen, secrétaire général du syndicat, le problème vient surtout du manque d’autobus sur les routes, faute imputable aux compagnies. Il insiste sur un contrôle renforcé des itinéraires.
Neuf conseillers des villages de Saint-Hubert, Saint-Hilaire et Riche en Eau organiseront une manifestation symbolique ce dimanche matin visant à dénoncer la gestion du transport public par la NLTA et les opérateurs de bus individuels.
Selon l’un des conseillers, Nitin Jeeha, cette mobilisation fait suite à des difficultés récurrentes liées aux horaires fixes des bus, qui ne répondent pas aux besoins des usagers. Il déplore que la NLTA ne prenne pas les mesures nécessaires pour faire face à cette situation, malgré plusieurs démarches. Les conseillers ont ainsi adressé une lettre au ministre Osman Mahomed, dans laquelle ils exposent leurs propositions pour améliorer la situation, espérant que celles-ci seront prises en considération.
Nitin Jeeha précise que si, après la rencontre prévue le 13 février prochain avec le ministre Mahomed, aucune action concrète n’est mise en œuvre, les villages concernés envisagent d’organiser une manifestation réunissant plus de 200 personnes, le 22 février. L’objectif de cette mobilisation est de faire entendre la voix des usagers et de faire pression sur les autorités pour une amélioration du service de transport.
Les conseillers soulignent que cette initiative s’inscrit dans une démarche citoyenne visant à défendre les intérêts des habitants, notamment en matière de mobilité. La situation actuelle, selon eux, cause des désagréments importants, en particulier pour les personnes dépendantes des transports en commun pour leurs déplacements quotidiens.
Les villages de Saint-Hubert, Saint-Hilaire et Riche en Eau espèrent ainsi obtenir une réponse favorable à leurs propositions, afin d’assurer un service de transport plus fiable et adapté aux besoins de la population. La mobilisation prévue en février pourrait marquer une étape décisive dans la revendication de meilleures conditions pour les usagers.
Maurice fait face à de graves dysfonctionnements dans le transport public, touchant près de 450 000 usagers quotidiens à travers l’île. Avec environ 2 000 bus en circulation, les retards, le non-respect des horaires et l’immobilisation prolongée des véhicules pénalisent travailleurs, étudiants et voyageurs.
Pour y remédier, le ministère des Transports a lancé un appel d’offres international pour la mise en place d’un Fleet Management System, publié le 21 janvier 2026 et clôturé le 9 mars 2026. Ce système, basé notamment sur le GPS, permettra un meilleur suivi des trajets et des horaires.
Le ministre Osman Mahomed estime que ce dispositif marque un tournant majeur pour le transport public à Maurice, avec des améliorations attendues en matière de régularité, de sécurité et de gestion de la flotte.
Le ministre précise que le nouveau système de gestion de flotte GPS permettra de mieux contrôler l’utilisation des bus à Maurice, en vérifiant le nombre réel de trajets et en ajustant les coûts pour éviter le gaspillage des fonds publics. Pour les usagers, une application mobile fournira en temps réel trajets, horaires et prévisions en cas de trafic. Cette technologie, intégrant de l’intelligence artificielle, vise à réduire les retards et améliorer.
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