
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, un cadre de la compagnie aurait perçu, durant plusieurs années, une allocation à laquelle il n’aurait pas eu droit. «Cette allocation n’aurait même pas été approuvée par le Board», soutient une source interne. L’irrégularité aurait été mise au jour à la suite d’un examen du dossier au ministère des Finances. Sous la pression de l’administration, le cadre concerné aurait été appelé à rembourser les sommes perçues.
Toutefois, cette issue soulève de nombreuses interrogations parmi le personnel. «On ne comprend pas pourquoi aucune action formelle n’a été engagée, ni pourquoi ce cas n’a pas été référé à la Financial Crimes Commission (FCC). Il s’agit d’argent public, une enquête aurait dû être initiée», déplore un employé. D’autant plus que, selon plusieurs témoignages concordants, cette affaire remonterait à 2022. Un dossier aurait même été transmis à l’ancienne Independent Commission Against Corruption (ICAC), sans qu’aucune suite concrète n’y soit donnée.
Pour les travailleurs, ce dossier illustre un sentiment d’iniquité, voire de «deux poids, deux mesures». «Lorsqu’un receveur commet une erreur, il peut être suspendu, voire licencié. Mais dans ce cas précis, aucune sanction disciplinaire n’a été engagée», dénoncent-ils. À cela s’ajoute un autre cas sensible : celui d’un employé ayant détourné environ Rs 1,7 million des caisses de la CNT. S’il a été démis de ses fonctions, de nombreuses zones d’ombre subsistent. «L’argent a-t-il été remboursé ? L’affaire est-elle en Cour ? La FCC en a-t-elle été saisie ? À ce jour, personne n’a de réponses claires», s’interrogent plusieurs employés, qui disent attendre davantage de transparence.
Sur un autre front, des nominations et promotions continuent de faire grincer des dents. Par exemple, le cas d’un employé comptant plus de 35 ans de service, qui exercerait comme chef de gare par intérim depuis près de quatre ans, sans reconnaissance officielle. Récemment, un groupe de travailleurs totalisant entre huit et dix ans d’ancienneté a bénéficié d’avancement, alors que cet employé expérimenté est resté sur le carreau. «On lui a expliqué que la décision venait du Board et qu’il devait attendre la prochaine vague de nominations prévue vers avril prochain. Cette situation a créé un profond sentiment de découragement», confient ses collègues.
Sollicitée sur ces différents points, la direction de la CNT affirme avoir agi dans le cadre de la loi. Concernant l’allocation versée à un haut cadre, elle assure que «les mesures nécessaires ont été prises» et précise que toute allocation doit impérativement être soumise à l’approbation du Board. Pour les nominations au poste de chef de gare, la direction indique qu’un processus formel a été respecté : panel d’évaluation, comité de sélection, shortlist et validation finale par un comité du Board. «La loi a été suivie», soutient-elle. Reste que, sur le terrain, ces explications peinent à dissiper le malaise. Pour de nombreux employés, la multiplication de dossiers non élucidés et le manque de communication claire continuent d’éroder la confiance envers la direction.
Agression dans un bus scolaire : Les travailleurs réclament une loi plus sévère
Un receveur d’autobus assurant le transport de collégiens dans l’Est du pays a été agressé, mercredi, par des parents d’élèves mécontents. Selon les informations recueillies, les faits se seraient produits lorsque ces derniers seraient montés à bord du bus et auraient pris à partie le receveur, allant jusqu’à le frapper, après que celui-ci a refusé de laisser monter leurs enfants. Le véhicule était déjà bondé et ne pouvait accueillir davantage de passagers. La scène, filmée, circule depuis sur les réseaux sociaux.
Cet incident suscite une vive indignation dans le secteur. Pour Poomendra Letchana, «Workers Director» à la CNT, cet acte illustre un ras-le-bol généralisé parmi les travailleurs. Il dénonce une situation devenue «insupportable», marquée par un manque de respect et de protection envers les employés du transport public. Il appelle le ministère de tutelle à intervenir rapidement et à renforcer le cadre légal pour mieux protéger ces travailleurs.
Selon lui, des sanctions plus sévères dissuaderaient de tels comportements et rétabliraient un climat de respect à bord des autobus. Il réclame également que des actions fermes soient prises contre les auteurs de l’agression, tout en soulignant la nécessité d’une application stricte de la loi. Le «Workers Director» rappelle que les règles encadrant le transport scolaire sont claires, notamment l’interdiction de transporter des élèves de plusieurs établissements dans un même autobus lorsque les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Il plaide pour une intervention des autorités policières afin d’assurer le respect de la loi et de garantir la sécurité des employés. Selon lui, ce type d’incident contribue à décourager de nouveaux candidats à rejoindre le secteur du transport, qui est déjà confronté à de nombreux défis.
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