
Cela représente 363 178 véhicules supplémentaires sur les routes depuis 2011. La progression se poursuit également en 2026. Entre janvier et juillet, le nombre de véhicules enregistrés a augmenté de 2,3 %, après une croissance annuelle de 5,1 % en 2024 et en 2025. Derrière ces chiffres se pose une question plus large : les infrastructures du pays suivent-elles au même rythme que l’augmentation du nombre de véhicules ?
Les voitures particulières représentent la plus grande partie du parc, avec 370 130 véhicules. Elles sont suivies par les motocyclettes, au nombre de 132 702, et les mobylettes, avec 129 408 unités. À eux seuls, ces trois types de véhicules représentent donc une part considérable du parc automobile. Le pays compte également 47 588 véhicules à double usage, 32 336 fourgonnettes et 21 503 camions et poids lourds. Le parc comprend aussi 17 194 pick-up, 3 900 tracteurs et tombeaux, 3 523 autobus, 2 306 remorques et 1 604 véhicules lourds, entre autres catégories. Cette progression traduit un changement important dans la mobilité du pays. Mais elle soulève également plusieurs interrogations sur la capacité du réseau routier à absorber cette croissance.
Entre 2011 et juillet 2026, plus de 363 000 véhicules supplémentaires ont rejoint le parc automobile. La question est donc de savoir si l’augmentation du nombre de véhicules a été accompagnée par une évolution suffisante des infrastructures : nouvelles routes, élargissement de certaines artères, parkings, échangeurs et solutions de transport collectif. Après une progression de 5,1 % en 2024 et en 2025, la croissance du parc est passée à 2,3 % sur les sept premiers mois de 2026.
Avec 764 097 véhicules déjà enregistrés, le seuil des 800 000 se rapproche progressivement. La question n’est donc plus seulement de savoir combien de véhicules Maurice possède, mais comment le pays compte gérer un parc qui a presque doublé en quinze ans. Si cette tendance se poursuit, les autorités devront-elles revoir leur approche de la mobilité, de l’aménagement urbain et des infrastructures routières ? Et surtout, combien de véhicules les routes mauriciennes peuvent-elles encore absorber avant que la croissance du parc ne devienne un problème d’infrastructure à part entière ?
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