
Alors même que le gouvernement dit vouloir serrer la vis budgétaire, le maintien d’un mégaprojet estimé à plusieurs milliards de roupies pose question, selon cette dernière.
D’un côté, le ministère des Finances cherche à rationaliser les dépenses publiques pour absorber le surcoût de la revalorisation de la pension de vieillesse — une charge additionnelle de Rs 6,2 milliards inscrite pour l’exercice 2026-2027. De l’autre, le Premier ministre maintient le cap sur la construction de l’autoroute M4, un tracé de 29,7 kilomètres dont l’enveloppe globale est estimée à près de « Rs 10,8 milliards. »
Un comité de haut niveau présidé par le secrétaire au Cabinet a été institué pour revoir la priorité des investissements publics. Mais qu’en est-il de la M4 ? Interrogé par Joanna Bérenger sur les critères de sélection (soutenabilité budgétaire, passifs éventuels, coût d’entretien), le chef du gouvernement a affirmé que le projet était prêt. Pour justifier l’urgence de cette infrastructure reliant Bel-Air Road au rond-point de Forbach, Navin Ramgoolam met en avant la saturation du réseau routier.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
En réponse aux critiques de l’opposition qui soutient que la création de nouvelles routes entraîne une augmentation du trafic plutôt que de réduire les embouteillages, le Premier ministre est resté évasif, assurant simplement que le problème « is been taken into consideration ». La vraie question est : la M4 réduira-t-elle la congestion de 40 % comme promis, ou ne fera-t-elle que déplacer les goulots d’étranglement ? Rappelons que le financement de la M4 repose sur un accord concessionnel négocié avec la Line of Credit du gouvernement indien via l’EXIM Bank of India.
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