Sécurité routière: Le permis de conduire parfait vaut 0 point

10 hours ago - 2 February 2026, lexpress.mu
Osman Mahomed presents penalty points system, 30.01.2026
Osman Mahomed presents penalty points system, 30.01.2026
Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a annoncé, lors d’une conférence de presse à Ebène, vendredi, la mise en application du permis à points à partir d’aujour samedi.

Chaque détenteur d’un permis de conduire n’est, au départ, doté d’aucun point. En revanche, à chaque infraction au code de la route,le conducteur verra ses points s’accumuler et il pourra vérifier son décompte grâce à l’application Korek.

Le dépassement de la limite de vitesse de 15 à 25 km/h, le non-respect des feux de signalisation, le non-port du casque de protection, la conduite sans feux arrière la nuit ou l’utilisation de pneus usés peuvent entraîner 2 à 4 points de pénalité. L’utilisation du téléphone au volant et le non-respect de la priorité à l’entrée d’une route principale seront sanctionnés par 3 à 4 points supplémentaires. Le dépassement d’un véhicule arrêté à un passage piétons, le dépassement de la limite de vitesse de plus de 25 km/h entraînent 4 à 6 points de pénalité et la participation à une course automobile non autorisée ou à une épreuve de vitesse entre véhicules sur une route entraînera une sanction de 8 à 10 points. Le titulaire d’un permis de conduire ayant accumulé entre 10 et 14 points de pénalité pourra demander au tribunal la récupération d’un maximum de 3 points. Si le titulaire a suivi un stage de sensibilisation à la sécurité routière, il pourra récupérer jusqu’à 3 points de pénalité sur le total de ceux infligés pour sa dernière infraction.

Ravi de souligner que cette nouvelle version du permis à points est une promesse électorale tenue, le ministre Mahomed a rappelé que le système de permis à points, introduit en 2012 avec 19 infractions, a aujourd’hui été élargi à 33 infractions, en tenant compte des données de la police. Le Road Traffic Amendment Bill Act, adopté le 12 décembre 2025, comporte deux volets : l’un lié aux points et l’autre à des peines sans rapport direct avec les points. Les aspects pénalisants, tels que la conduite sous influence d’alcool ou de drogue et les comportements dangereux, entraîneront des peines de prison pouvant aller jusqu’à un an pour la première infraction et des amendes doublées.

La communication autour de la mise en œuvre du système de points est cruciale, selon le ministre, avec des campagnes à travers divers médias pour informer et sensibiliser le public. Les modifications apportées au système de gestion des infractions, grâce à la numérisation, permettront un suivi plus efficace et accessible des infractions routières. Une collaboration étroite entre la police et le système judiciaire permettra une synchronisation des données, ce qui facilitera le processus, notamment le paiement des amendes. La mise en application rapide du système repose en grande partie sur une étroite collaboration entre le ministère des Transports terrestres et celui des Technologies de l’information et de la communication (TIC), avec la mise en service de Korek ! Présenté comme une Super App, Korek ! vise à rendre les informations et services technologiques accessibles et pratiques pour tous les citoyens. L’idée est de permettre à chaque utilisateur de se connecter à des informations essentielles à tout moment, en favorisant une approche plus sûre sur la route. La première fonctionnalité de la Super App sera axée sur la sécurité routière. Également présent à la conférence de presse, le ministre des TIC, Avinash Ramtohul, a déclaré que c’était un moment décisif pour le pays en matière de sécurité routière et de digitalisation. Il a souligné l’importance de l’innovation numérique dans l’amélioration de la vie des Mauriciens.

Le ministre Ramtohul a dit qu’il existe de multiples applications gouvernementales, mais que beaucoup sont peu utilisées, entraînant des coûts significatifs pour l’État sans retour sur investissement. Une analyse a révélé que sur près de 30 applications, seule une dizaine est véritablement utilisée. Il y a donc une nécessité urgente d’unifier ces services en une application centralisée pour qu’ils soient plus efficaces et innovants. La Super App, avec son approche one-stop shop, facilite l’interaction avec les services gouvernementaux sans nécessiter de déplacements physiques, permettant ainsi une transaction numérique fluide.

Cela nécessitera le partage d’informations entre différents départements et des cadres technologiques adéquats pour permettre une circulation fluide des données. Le système de points de pénalité est le premier service lancé via la Super App, avec des projets futurs pour intégrer d’autres services chaque mois, comme le système eHealth, qui permettra aux utilisateurs de gérer des rendez-vous médicaux et des informations sur la santé.

Dans un court message vidéo, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la sécurité routière, Jean Todt, qui était en visite à Maurice en avril 2025, a déclaré : «Le véritable succès de ce système ne se mesurera pas au nombre de sanctions infligées, mais au nombre de vies sauvées. Je félicite Maurice pour cette étape importante. Chaque jour, nous devons continuer à nous engager pour rendre les routes plus sûres pour tous.»

Permis à points en vigueur dès samedi: 33 infractions passibles de sanctions et un système entièrement informatisé

Le permis à points entre officiellement en vigueur à partir de ce vendredi à minuit. Le lancement officiel a été effectué ce vendredi par le ministre du Transport terrestre, Osman Mahomed, en présence du ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC), Avinash Ramtohul.

Lors de cette présentation, le ministre Osman Mahomed a indiqué que la nouvelle législation prévoit plus de 200 infractions passibles de “Fixed Penalty Notice”, dont 33 ont été retenues dans un premier temps.

Parmi les changements majeurs introduits figure l’informatisation complète du système.

Le ministre Osman Mahomed a également souligné que l’objectif principal de cette réforme est de retirer des routes les chauffards et les conducteurs récidivistes, afin d’améliorer la sécurité routière et de réduire le nombre d’accidents.

Enfin, Osman Mahomed a annoncé le lancement prochain d’une vaste campagne de communication, destinée à informer et sensibiliser les usagers de la route sur les nouvelles mesures, leurs droits et leurs obligations.