
Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a présidé ce mercredi cette session de travail réunissant des représentants de son ministère, du bureau du Premier ministre, du Parquet, de la police, du National Road Safety Council ainsi que de la Traffic Management & Road Safety Unit.
Cette réunion fait suite à une décision prise par le Conseil des ministres le 13 février dernier, prévoyant un renforcement significatif des sanctions contre ces comportements dangereux sur les routes mauriciennes.
Les dernières statistiques de la police indiquent en effet une hausse préoccupante des cas de conduite sous influence, avec plusieurs centaines de tests d’alcoolémie et de dépistage de stupéfiants qui se sont révélés positifs au cours des dernières semaines.
Depuis l’entrée en vigueur du permis à points le 31 janvier, la police a recensé 385 infractions ayant entraîné l’attribution de points de pénalité aux conducteurs concernés.
Lors de la réunion, les autorités ont notamment examiné la mise en application des nouvelles mesures approuvées par le Cabinet.
Parmi les principales dispositions envisagées figure la saisie immédiate du véhicule : tout conducteur contrôlé positif à un test d’alcool ou de drogue pourrait voir son véhicule immobilisé et saisi en attendant la décision de la justice.
Il est également prévue la suspension immédiate du permis de conduire.
Dans ce cadre, la police, en collaboration avec le Parquet, pourra solliciter un juge en chambre afin d’obtenir rapidement la suspension du permis d’un conducteur testé positif, sans attendre la tenue du procès.
Les représentants du bureau du Premier ministre, du Parquet et de la police ont par ailleurs insisté sur l’importance d’une action coordonnée entre les différentes institutions, combinant une répression rapide avec des actions de prévention renforcées sur le terrain.
Selon les responsables présents, ces mesures traduisent la volonté du gouvernement d’instaurer une politique de tolérance zéro face à la conduite sous l’emprise de substances intoxicantes.
L’objectif est non seulement de dissuader les comportements dangereux, mais aussi d’accélérer le traitement judiciaire des infractions graves au code de la route, souvent longues dans le système actuel.