Arrêté Pour Paiement Excédentaire - Reshad Dinamamode : «Pourquoi Moi ?»

12 years ago - 21 June 2012, The Défi Media Group
Arrêté Pour Paiement Excédentaire - Reshad Dinamamode : «Pourquoi Moi ?»
Cet homme d’affaires de Port-Louis, concessionnaire de voitures et revendeur de pièces détachées, a été inculpé le mercredi 13 juin, devant la Cour correctionnelle de Port-Louis, pour paiement excédentaire. Il juge son arrestation « injuste et arbitraire ».

C’est la Commission anticorrup­tion (Icac) qui a procédé à son arrestation. Ce, pour avoir payé Rs 1,87 million à Jelall Newraj, commissaire-priseur, concer­nant quatre voitures achetées lors d’une vente aux enchères, le 13 mai 2010, aux Casernes centrales.

Reshad Dinamamode, en liberté conditionnelle après s’être acquitté d’une caution de Rs 5 000 et avoir signé une reconnaissance de dette de Rs 10 000, estime que son arrestation est arbitraire et injuste : « J’ai confiance en la justice. De toute façon, la vérité triomphera ! »

Concernant ces quatre voitures, il nous explique que l’annonce dans la presse faisait mention de « payer cash » et, surtout, qu’il n’a rien à faire avec cette affaire : « Mon frère disait qu’il avait fait un dépôt sur les quatre voitures et que ses six associés vont contribuer pour arriver à la somme de Rs 1,87 million. Ils sont tous venus dans mon showroom et ont payé chacun Rs 350 000. Ils ont même rédigé un document certifiant que c’était leur argent. »

Reshad Dinamamode dit avoir « rendu service » à son frère en allant remettre les Rs 1,87 million à Jelall Newraj aux Casernes centrales. À cet instant, selon lui, personne ne lui a dit qu’il n’avait pas le droit de payer en espèces : « Misié Newraj inn tir enn reçu lor nom mo frer ek tou deal finn fer entre mo frer ek so bann associés. »

Plusieurs mois plus tard, selon Reshad Dinamamode, son frère et ses six associés ont été convoqués à l’Icac par rapport à l’achat de ces voitures effectué en espèces. Chacun a donné sa version. Et un an après, soit en 2011, c’est au tour de Reshad Dinama­mode d’être convoqué à l’Icac :

« Les enquêteurs m’ont dit qu’ils allaient m’arrêter dans cette affaire parce que j’ai payé en espèces et la loi ne l’autorise pas. Preuves à l’appui, je leur ai expliqué dans quelle circonstance cette somme d’argent a été constituée.

D’ailleurs, mon frère et ses associés ont dit à l’Icac que je n’ai rien à faire avec ce deal. Les enquêteurs m’ont laissé partir en me disant qu’ils vont référer l’affaire au bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Voilà que la semaine dernière, l’Icac est venue m’arrêter ! »

Reshad Dinamamode dit qu’il n’arrive toujours pas à comprendre comment il est impliqué dans cette affaire, deux ans après que tout le monde ait témoigné en sa faveur : « Kifer bann autorités pa ti refiz pran larzan là ? Zot acepté ek apre dezan, mwa ki antor ? »